Socialement, il est valorisant de bouger, de changer, de se dépasser, progresser, évoluer. D'où vient cette tendance ? Nature ou culture ? Est-ce parce que l'être humain serait fondamentalement curieux et bien disposé à l'exploration ? Est-ce parce que notre éducation nous pousse au dépassement de nous-même ou que la société souhaite des individus productifs et rentables ?

   J'ai eu envie à travers cet article de prendre le contrepied de la tendance et de redorer le blason du confort. Je n'exclue pas que ce confort puisse devenir un prétexte à l'immobilisme (Salut à toi, Proscrastinator!) et être un piège, une prison dorée dans laquelle on s'emmure, mais c'est au confort en tant que condition au bien-être que je vais m'intéresser, le confort dans son sens premier "ce qui rend fort".

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   Ces notions de confort et d'évolution ont été théorisées :
- une zone de confort qui représente stabilité et ancrage, c'est ce qui est de l’ordre du connu.
- une zone d'évolution également appelée zone d'apprentissage. Un espace d'expérimentation et de nouveauté.
- une zone de risque appelée zone de rupture ou de panique qui désigne les limites au-delà desquelles nous perdons nos repères. L'indicateur que ce seuil a été franchi sont la peur, l'instabilité, l'inquiétude, la perte de contrôle et de l’incapacité d'agir.

Apprendre à bien se connaitre

   L'évolution est une dynamique, un mouvement. On veut aller d'un point A à un point B.

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   Reste à bien évaluer la distance. Vous ne voudriez pas vous retrouver comme Icare et vous brûler les ailes à vouloir aller plus haut ? Aller trop loin, c'est prendre le risque de se faire peur et de ne plus parvenir à trouver la force et le courage de repartir par la suite.

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   Je ne suis ni frileuse ni pessimiste et loin de moi l’idée de vous démotiver. Je dirai que le pragmatisme est de mise. La vie est un changement perpétuel alors il n'est pas superflu avant de se lancer dans un projet d'avoir une vision de ce qui nous attend. Le tout n’est pas de se lancer dans un projet ou dans une transformation, vous aurez à en assumer ou à en subir les conséquences.

   Je dirai que pour tenter le coup, il faut préparer son coup. Et mieux vaut prendre le temps de le faire plutôt que de se retrouver à répéter son scénario favori d'échec ou d'auto-sabotage.

   Alors soyez 100% honnête avec vous-même ! Avez-vous envie de ce changement ? De cette vie d’après ? Pourquoi et pour qui le faites-vous ? Avez-vous quelque chose à prouver ? A qui ? Vous croyez-vous capable de tenir la distance, de faire face aux imprévus que vous rencontrerez en chemin ?

  Evoluer, est un processus qui peut prendre du temps et qui vous permettra d’apprendre à mieux vous connaitre. Prévoyez des rations de persévérance et d'endurance dans votre paquetage.

   Parfois on n’est tout simplement pas prêt ou le changement est prématuré. Lors de ma reconversion professionnelle il y a 15 ans, j’ai rencontré un écueil de taille, écrire une lettre de motivation. Cette petite feuille de papier s’est dressée devant moi comme une forteresse faisant rempart à mon projet de formation. Ma conseillère m’a alors dit avec sagesse : « Arrête de te torturer, tu n’es peut-être pas encore prête ! ».

Agrandir sa zone de confort

   Maintenant que vous avez peser le pour et le contre, comment tirer partie de cette zone de confort pour évoluer ? Tout d’abord sachez que l’on peut agrandir sa zone de confort. Comment ? Plutôt que de vouloir faire des sauts de géants, mieux vaut faire des sauts de puce.

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   Vous pouvez également opter pour la navigation en allers-retours entre zone de confort et zone d'évolution. Vous pouvez commencer par changer vos routines (listez-les !), vous inscrire à un cours de dessin, de théâtre, de danse, décider d’aborder cette personne qui fait le même trajet que vous tous les matins… Un pas à pas en douceur qui vous permettra de vérifier au fur et à mesure que vous prenez soin de vous et de votre besoin de sécurité.

Allez-y étapes par étapes, mais allez-y !

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   Si vous manquez de confiance en vous, la route par étapes est particulièrement indiquée. Elle vous permet d’ancrer des expériences positives et de vous prouvez que vous parvenez très bien à avancer quand vous vous sentez en sécurité et que le défi est bien calibré.

   Posez-vous et prenez le temps de découpez les gros objectifs en tout un tas mini-objectifs atteignables, accessibles, mesurables qui seront autant de petites victoires.

   Pour partir en vacances, vous préparez votre voyage, vous repérez le chemin de l’aéroport à votre destination avant de l’emprunter, vous vous projetez comme si vous étiez sur place afin de décider de ce que vous mettrez dans votre sac. C'est pareil avec un projet, on imagine qu'on y est déjà, ce qui permet de mieux définir les étapes pour le mener à bien !

   Ne suivez pas le rythme d’un autre. Le vôtre est le seul qui vaille. Sachez faire la différence entre opportunités et distractions! Retournez à votre zone de confort aussi souvent que nécessaire et avant d’en sortir, assurez-vous que vous en connaissez bien les contours.

   Osez mais dosez !

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Et sur ce théme, je propose l'atelier ZONE DE CONFORT-ZONE D'EVOLUTION, le dimanche 13 octobre de 14h30 à 17h30.
MARCHER SUR LA QUEUE DU TIGRE, des ateliers pour développer votre créativité par le biais des arts plastiques.

8 rue du Delta, 75009 Paris (M°Barbés)
50 euros la session / 6 participants max.
Inscription sur réservation / Contact : 06 13 41 63 89