38 RUE POLONCEAU

03 avril 2014

LA RATIONNELLLE

Le magazine LE 18EME DU MOIS d'avril sort en kiosque (http://www.18dumois.info/spip/). SILVESTRE a illustré l'article électoral.
J'ai pour ma part contribué à l'illustration de deux articles dont celui d'Annie Katz : 
Entretien des immeubles Batigère : quelle clause sociale ?

La rationnelle_BD

Clair et Net, entreprise d’insertion de la Goutte d’Or qui assurait l’entretien de deux immeubles du bailleur social Batigère, a été remplacée par La Rationnelle, importante société de nettoyage, à l’issue d’un appel d’offres.

Tout est donc normal, semble-t-il ? Avant de conclure, petit flash back.

Batigère avait demandé à Clair et Net (de gré à gré) de prendre en charge l’entretien des immeubles livrés neufs, en novembre 2010, aux 16-18  et 40 rue Myrha.

Choisie par l’intermédiaire de l’équipe de développement local, pour sa vocation d’insertion, l’entreprise avait été laissée assez libre pour les prestations fournies sur devis « comme avec une copropriété classique » précise Laurent Gomis, directeur de Clair et Net, « d’ailleurs, au bout d’un certain temps, j’ai cessé de réclamer le contrat ! ».

Puisqu’il ne s’agissait pas d’un marché au sens strict, aucune date d’échéance n’avait été fixée.

L’association a été prévenue du lancement d’un appel d’offres mais n’a pas pu postuler, chaque marché représentant à peu près le quart de Paris !

Le directeur a rencontré Batigère deux fois pour proposer qu’on « allotisse » les immeubles concernés pour les enlever du marché global et insérer une clause sociale (embauche en insertion), comme Paris Habitat procède fréquemment.

Batigère était d’accord et proposait même d’ajouter un ou deux immeubles, devant la qualité du travail fourni mais n’a pas donné suite.

Certes, comme le souligne Isabelle Chollet, responsable des marchés, le système de l’allotissement est très compliqué à Paris et Batigère a choisi l’appel d’offres global sur l’ensemble du parc parisien pour plus d’homogénéité et pour faire baisser les charges.

Mais qu’est devenue la clause sociale ? M. Bedjoujou, chargé de la communication affirme que Batigère souhaite favoriser les entreprises d’insertion et qu’une telle clause existe dans le marché… mais elle n’a pas encore été mise en œuvre !

Laurent Gomis ne se souvient pas d’avoir lu une telle clause dans l’appel d’offres et insiste sur son contenu, le plus souvent a minima : simple obligation de réserver un certain nombre d’heures à des personnes inscrites à Pôle emploi. Alors qu’avec Paris Habitat par exemple, la clause sociale prévoit l’embauche d’habitants du quartier rencontrant des difficultés d’insertion, l’obligation de leur fournir une formation professionnelle et de rendre compte deux fois par an des résultats.

A propos du coût, il précise que Clair et Net pratique les prix du marché et propose un entretien régulier avec un passage chaque jour sur les sites, une bonne connaissance des lieux et des habitants. Un réel service de proximité, très efficace en cas de problèmes.

Pour des économies (éventuelles !), quel retour pour les locataires et le travail dans le quartier ?

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02 avril 2014

DANS LA PEAU D'UN OURS

Il y a quelques semaines, je vous avais déjà fait part de mon enthousiasme pour lle Musée de la nature et de la chasse.
Ca se confirme avec cet article publié aujourd'hui sur le site du Monde http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/04/02/dans-la-peau-d-un-ours-pendant-treize-jours_4393594_3246.html

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Dans ce lieu insolite et raffiné qu'est le Musée de la chasse et de la nature, au cœur du Marais à Paris, la présence d'un ours naturalisé au beau milieu d'un salon bourgeois passerait presque inaperçue. Sauf que celui-ci est « habité » par l'artiste Abraham Poincheval, spécialiste des immersions extrêmes, qu'elles soient itinérantes ou statiques. Le performeur s'est glissé dans la peau de l'animal pour treize jours, mardi 1er avril en fin de matinée.

Avant qu'il débute son « voyage intérieur », nous l'avons interrogé  sur sa démarche et sa préparation pour ce qui est à ce jour son plus long enfermement volontaire. Il s'est dit « un peu stressé », avant de préciser en souriant : « Avant de s'enfermer dans un ours, on est toujours un peu tendu. » Si elle peut paraître loufoque dans sa forme, l'expérience n'en est pas moins profonde pour l'artiste, qui évoque un « côté magique », presque chamanique.

« UN ANIMAL PAS TROP EXOTIQUE »

L'idée de cet étonnant dispositif lui est venue en 2012, alors qu'il achevait une longue performance à travers les Alpes. « Je poussais un habitacle circulaire de Digne-les-Bains jusqu'en Italie. J'ai dormi dans la capsule et, la nuit, les animaux venaient s'y frotter ou manger mes restes. Immergé dans leur territoire, j'ai cohabité avec tous ces petits yeux dans la nuit au cours des quatre saisons. » Le retour parmi les humains fut un peu violent. « Les premières personnes que j'ai rencontrées à l'issue de ce voyage étaient des gardes-chasse, qui portaient des dépouilles d'animaux. Voir ces bêtes mortes, alors que je les avais peut-être croisées vivantes quelques jours plus tôt, m'a fait un effet très fort. » D'où l'envie de retrouver cette « sensation » de proximité avec les animaux en se mettant dans la peau de l'un d'eux.

Il fallait en trouver un qui puisse le contenir, quelque menu soit l'homme de 43 ans, 1 m 72 pour 55 kilos. « Je cherchais un animal pas trop exotique. J'ai commencé à faire des recherches sur l'ours et je me suis rendu compte qu'il avait une longue histoire avec les hommes. Dès la préhistoire, il existait des rites ursins, il apparaît sur des blasons au Moyen-Age et on le retrouve dans des mythes aussi bien en Asie qu'en Amérique du Nord ou centrale. »

UN CHEVAL DE TROIE AVEC TOUT LE CONFORT MODERNE

Abraham Poincheval est dans la peau de l'ours, dans le sens où il s'agit du pelage d'un ours, mais le « squelette » de l'animal a été reconstruit en bois, un peu « aggrandi » au passage. L'artiste a commencé à produire la structure au Musée Gassendi de Digne-les-Bains il y a deux mois. Il recherchait un espace adapté pour l'accueillir. La rencontre avec le directeur du Musée de la chasse et de la nature, Claude d'Anthenaise, emballé par la démarche, a été décisive. 

Voyageur intérieur, l'artiste invoque Ulysse et le Cheval de Troie. L'équipement de cet animal habité des temps modernes est en tout cas optimal, avec l'eau, électricité, et même une petite ventilation mécanique contrôlée (VMC). Le socle sur lequel est exposé l'ours est en fait un plancher technique. Y est dissimulée une réserve de 30 litres d'eau dans laquelle l'artiste peut puiser grâce à un tuyau installé dans la patte avant gauche de l'animal. Une évacuation sanitaire passant par cette même jambe permet à l'artiste d'évacuer ses déjections vers des caissons encastrés. Quant à l'ergonomie de l'habitacle, dont le sol est recouvert d'un fin matelas de mousse, elle a donné lieu à un mois d'essais nocturnes pourêtre le plus confortable possible.

UN SAUCISSON, QUAND MÊME

Aucun ravitaillement n'est prévu, le performeur a travaillé avec un cuisinier afin d'élaborer « des repas des sous-bois », au plus près des habitudes de l'ours : des champignons, des insectes ou encore du poisson. Les repas sont déshydratés et stockés dans des sachets en plastique sous vide à ses pieds. Une bouilloire permet de les réchauffer. On notera quand même la présence d'un saucisson suspendu dans l'habitacle.

Une fois en place, Abraham Poincheval est sur le dos, la tête au niveau du cou de l'ours. Pour entretenir sa condition physique dans cet espace réduit, il a prévu« deux heures de sport » par jour, « des exercices de respiration et des petits mouvements ». Un système d'accrochage de cordes élastiques doit ainsi luipermettre de faire un peu de musculation. 

« En restant statique, l'univers se déploie d'une étrange façon. C'est difficile au début, les deux ou trois premiers jours. Il faut se concentrer, ne pas partir à la dérive », explique-t-il.  Embarqué à bord de l'animal comme « pour un voyage en haute-mer, il y aura des jours de tempête intérieure et des jours calmes. Treize jours, c'est d'ailleurs le temps d'une traversée entre l'Europe et l'Amérique... Il fauttenir le cap ». C'est la façon de le tenir, justement, qui l'intéresse. « L'expérience de l'enfermement m'étonne à chaque fois. Je me rapproche de la pratique méditative des ermites, et c'est quelque chose de très fort. »

« GUERRE ET PAIX » DANS LA « PORTIÈRE » DE L'OURS

Dans son « île » introspective et animale, qu'a-t-il apporté ? Beaucoup de lecture, car les livres sont une façon « de s'évader » : « Un traité de vie intérieure, le dernier livre de Nathalie Quintane... » On aperçoit également Guerre et paix, de Tolstoï, glissé dans la « portière » de l'ours, la trappe qui referme le ventre de l'animal une fois l'artiste en position.

La performance est relayée par deux caméras : l'une à l'intérieur, la seconde dans la salle. Ce double dispositif vidéo, retransmis 24h /24 sur le site du musée, permet de voir en parallèle l'artiste et les visiteurs déambuler autour de l'ours. Les images sont également visibles sur des écrans dans le Musée de la chasse, au Palais de Tokyo (Paris), au MAC/VAL (Vitry-sur-Seine) et au Musée Gassendi, à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence).

Si chacun peut suivre la performance en temps réel, Abraham Poincheval a en revanche choisi de se déconnecter du monde extérieur. Point d'ordinateur ou de téléphone, il garde seulement sa montre, pour organiser ses journées et la régularité de ses repas. L'artiste peut couper la caméra interne lorsqu'il a besoin d'intimité.

THOREAU ET « BOUCLE D'OR »

Dans un Musée de la chasse et de la nature rempli de trophées taxidermés, le visiteur qui veut savoir dans quel ours se cache l'artiste devra jeter un œil à l'intérieur de l'animal... Encore faut-il oser le faire : sous le pelage, l'artiste a dissimulé un œilleton « au niveau de l'anus de l'ours ».

Il est aussi possible de discuter avec l'artiste ou de lui faire la lecture. Un fauteuil est d'ailleurs installé devant la tête de l'ours près d'une table où sont posésWalden ou la vie dans les bois, de Thoreau, 20 000 Lieux sous les mers, de Jules Verne, ou encore les Contes de Perrault et Boucle d'or et les Trois Ours. L'ours libérera son occupant le 13 avril. (Article d’Emmanuelle Jardonnet).

 

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31 mars 2014

LE NOUVEAU MAIRE

Le 18ème arrondissement de Paris a un nouveau maire et reste socialiste.
Eric Lejoindre succède à Daniel Vaillant dont il était l'adjoint.

C'est un jeune maire, il a moins de 40 ans, fait assez rare pour être souligné.

C'est parti pour 6 ans !

Lejoindre Portrait2

Portrait d'Eric Lejoindre par SILVESTRE

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03 mars 2014

LES TERRASSES

Dans le numéro de mars 2014 du 18EME DU MOIS, voici le dessin intitulé "Les terrasses" qui illustre le sujet de Michèle Bietry "Laissez passer les piétons aux Abbesses".

http://18dumois.info/spip/spip.php?article192

les terrasses
Illustration : Séverine Bourguignon

 

 

 

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20 février 2014

THE HAPPY SHOW

Sur les conseils avisés de mon amie et voisine Laurence, j'ai emmené 3 générations de ma famille voir The Happy Show de Stefan Sagmeister à la Gaité Lyrique (M° Réaumur Sébastopol). Et franchement, c'était un pur bonheur! Il y a beaucoup "d'écriture" mais les petits non lecteurs ont trouvé leur compte dans les installations plus ludiques (comme les distributeurs de boule à chewing gum, le distributeur de cartes, les dessins à poster). 

C'est plein de poésie, d'humour, de réflexions possibles. Il y a des installations, des inscriptions, des vidéos, des photos. C'est jaune péchu et je vous conseille de réserver via le site avant de vous y rendre car (réjouissons-nous!) le bonheur, c'est vendeur et l'exposition fait le plein. 
http://www.gaite-lyrique.net/theme/the-happy-show

Personnellement, j'ai adoré :

- la modestie et le sens du partage de l'artiste (il a tout écrit lui-même à la main sur les murs).
- parce que moi aussi je tiens un journal et ça m'a fait plaisir d'avoir ce point commun avec lui
- parce que j'aime quand c'est interactif et accessible. Message à tous les élitistes de l'art contemporain, ceci est une exposition populaire!
- la vidéo "Make the first step" à la fin du parcours. Prenez les 10 minutes nécessaires pour la voir en entier.
- les petits messages qui remontent à la surface de notre conscience.
- la mise en images du développement personnel.

Pour ne rien gâcher, la Gaité Lyrique est un bel endroit, vaste, bien lumineux avec plusieurs plateaux. Après l'exposition, les enfants peuvent (gratuitement) se jeter sur les écrans géants pour jouer à des jeux vidéos du centre de ressources ou s'installer dans des bulles pour regarder un petit film pendant que vous flânez à la boutique, buvez un thé rooibos ou feuilletez des livres d'art dans la bibliothèque. Open Wifi bien sûr. 

Vite, ça se termine le 9 mars! Emportez un stylo feutre pour laisser un mot ou un dessin dans l'escalier...

The-Happy-Show-by-Stefan-Sagmeister-Welcome-Bonjour-exposition-exhibition-La-Gaité-Lyrique-Paris



 

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18 février 2014

MASQUES DE L'ANTIQUITE

Sur janvier et février 2014, j'ai mené un projet artistique et culturel au Collège Charles Péguy dans le 19ème arrondissement de Paris. Le thème m'avait été donné par l'enseignante de latin à l'initiative de ce projet : masques de l'antiquité. 

La dernière fois que j'ai fait ce type d'intervention, c'était pour des enfants en moyenne section de maternelle. Je suis passé d'enfants de 5 ans à des adolescents de 14 ans. Quelque soit l'âge, ce qui est intéressant, c'est d'établir un lien entre la pédagogie (le programme scolaire) et l'art. Le résultat, c'est plus de plaisir et par conséquent plus de facilités d'apprentissage. En 10 heures d'intervention par classe, chaque élève a produit 3 masques avec, à chaque fois, des techniques de moulage ou de modelage différents. L'enseignant et moi travaillons ensemble à la construction des séances mais aussi pendant les séances.

Le collège, c'est un âge difficile où les jeunes sont en devenir. Toutes ces questions, toutes ces pulsions, toutes ces contraintes. Et franchement, même moi, en entrant au collège, je trouve qu'il n'y a pas de quoi rêver. Le manque d'espace, le moche ambiant (mobilier, mur...), les difficultés morales de tous - mêmes des profs - qui transpirent, le manque de lien avec le monde adulte. J'ai eu l'impression de tomber dans un monde de désillusion. Ce n'est peut être pas comme ça dans tous les collèges non plus...

J'ai connu moi aussi mes petits tracas de plasticienne. Pas facile d'intervenir en modelage avec des plages de 50 minutes sans temps de mise en place ni de nettoyage, pas facile de travailler sans point d'eau, pas facile de n'être remunéré qu'au nombre d'heures d'intervention et de devoir travailler bénévolement pour les nombreuses heures de préparation et de construction de l'intervention, de gestion et commande du matériel. Pas facile de faire face à la machine administrative avec de bizarreries à tous les étages et des paiements à 30 jours minimum pour les honoraires comme pour les 750 Euros de matériel avancés sur mes deniers personnels, gloups!

Je me suis pourtant estimée chanceuse tout ce temps d'être adulte et capable de me débrouiller avec mes propres ressources. Je n'avais pas à montrer mon carnet de correspondance pour qu'on m'ouvre la grille du collège, pas d'heures de colle, pas de devoirs, pas d'interros surprises, pas de cartable trop lourd, pas de bagarres dans la cour, pas de prof trop sévère ou trop déprimé, pas de cours inadapté, pas de parents à qui rendre des comptes. 

Le résultat de mon intervention est bien concret avec environ 120 masques qui peuplent les armoires du fond de la classe et seront exposé d'ici la fin de l'année. Mon coup de coeur, c'est ce duo de masque (coque de papier mâché moulé sur terre crue) réalisé par un binôme de filles qui avait choisi de réprésenter Ulysse et Pénélope (Ulysse en lion-cerf et Pénélope en renarde).

 

Duo Ulysse Penelope

 

 

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13 février 2014

CONTE DE FEES

Une de mes filles reçoit « Mille et une histoires », un magazine Fleurus. Ce mois-ci, ce sont des histoires sur la thématique des fées et des princesses. Et dans une période où l’on entend beaucoup parler du livre pour enfant « Tous à poils » ayant scandalisé Jean-François Copé, je me dis qu’on devrait plutôt être attentif à d’autres histoires qui me semblent largement moins progressistes. Et je vais vous parler de l’histoire que j’ai lue dans ce « Mille et une histoires » avec consternation :

« Un berger tombe amoureux d’une fée et pour la marier, il doit lui voler sa couronne de fleurs. Ce qu’il fait. Au bout d’un certain temps, la fée devenue paysanne déprime alors, par amour, il lui rend sa couronne et elle s’empresse d’aller retrouver ses 2 sœurs et de se remettre à danser. Il part à sa recherche avec une ténacité hors du commun et fini par la retrouver au bourg enchanté. Il la kidnappe et la ramène à son village. Pour s’assurer que son séjour sera définitif, il brûle sa couronne et…ils vécurent heureux jusqu’à la fin de leurs jours ».

Gloups ! C’est un petit résumé avec le ton de mon parti pris mais je vous assure que l’histoire est ainsi. Il y a un commentaire d’une psychologue à la fin du magazine qui parle de liberté intérieure et aussi de la nécessité de ne pas rester au pays imaginaire pour vivre dans la réalité. Aucune autre mise en garde? Okay ! Alors moi, j’y ai lu une réelle privation de liberté et même une histoire de violence conjugale. Et qui c’est qui trinque? C’est Moumoune la fée. Il l’empêche de voir sa famille, il la kidnappe, il la contraint à sa vie à lui et à vivre avec lui.

Pour ne pas passer pour une féministe rabat-joie, je propose même une solution très concrète à une fin véritablement plus heureuse et équitable. Pourquoi brûler sa couronne à la fin, pourquoi une sanction et pourquoi un acte aussi définitif? On aurait pu imaginer que, retrouvant son mari avec joie (si, si, dans l’histoire, il est écrit qu’elle est contente de le voir apparaître au bourg enchanté), ils négocient à deux un arrangement du genre : et ils allèrent aussi souvent que possible danser et faire la fête avec ses sœurs.

Une fin un "chouillat" plus ouverte, égalitaire et joyeuse, non?

 

MAMERS_BD

 

 

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06 février 2014

PLATFORMAG & VANITES

Retrouvez les VANITES dans le numéro 62 de PLATFORMAG, un magazine photographique en ligne.

Vous trouverez 17 visuels de mes recherches à base de tempus fugit, de memento mori et de petits os de mulots trouvés dans des pelotes de réjection de chouettes.

Page 77 pour aller droit au but mais n'hésitez pas à feuilleter tout le magazine qui est de grande qualité.

http://www.plateformag.com/magazine/article/numero-62

SBourguignon

 

 

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03 février 2014

LA VILLE DEVORANTE

C'est le titre de l'image qui illustre l'article d'Edith Canestrier sur le Conseil de quartier dont le thème était les jardins partagés.

Vous trouverez cet article dans le numéro de février 2014 du journal LE 18EME DU MOIS. 
http://18dumois.info/spip/

villedevorante_BD

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27 janvier 2014

GEORGES & LORETTE

Georges & Lorette,

C'est le magazine du 9ème arrondissement de Paris. La maquette est jolie, moderne, fraîche et chaque mois, avec un thème central, les articles sont inventifs et intéressants. Bref, à découvrir et à soutenir car c'est une initiative "indépendante"!

Vous découvrirez dans le numéro de Janvier, un article qui parle de mon travail dans le dossier "L'Art de la récup'".
(Lire l'article en cliquant sur ce lien qui ouvre un fichier PDF) Georges_Lorette2014_BD

G&L

http://www.georgesetlorette.fr/Bienvenue_sur_le_site_de_Georges_et_Lorette.html

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