Blog de Séverine Bourguignon

09 décembre 2014

DAILY NEUVIEME

Notre nouvel atelier-boutique se trouvant dans le 9ème arrdt de Paris et jouxtant le 18ème et le 10ème, nous voilà Sophie et moi dans le Daily Neuvième, le site d'actualité de l'arrondissement. 

Il y a un bout d'article sur nous et un autre sur une oeuvre choisie. Le petit bonus, c'est la bande sonore que l'on peut écouter pour chacun des 9 artistes retenus pour ce dossier "à la recherche des artistes du 9ème".
http://www.dailyneuvieme.com/Episode-2-A-la-recherche-des-artistes-du-9e-arrondissement_a3479.html

Merci à Ariane Maurisson, la journaliste, photographe, rédactrice qui nous a patiemment interviewées.

portrait sophie and severine_BD

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28 novembre 2014

LES ACROBATES

Mon dessin en noir et blanc devient la dentelle d'un papier découpé.

3 grandes étapes :

- le dessin au crayon gris où il faut anticiper les découpes.
- le remplissage des formes au feutre noir pour mieux percevoir la composition.
- le découpage minutieux pour remplacer le blanc par de la transparence. L'ombre portée vient donner la profondeur.

Travail très aérien, comme ces acrobates ! 

S Bourguignon Acrobates
Les acrobates - Séverine Bourguignon - 2014

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17 novembre 2014

BOUCHERIE SENTIMENTALE

Le public qui a vu le travail de Maud Chazeau ce week-end pendant de Portes Ouvertes d'ateliers d'artistes du 18e et 9e arrondissement de Paris est encore sous le choc de sa série "boucherie sentimentale".

Des photos qui font suite à une rupture amoureuse. Un travail qui prend aux tripes. Magnifique et terrible à la fois.
http://www.maudchazeau.com/spip.php?article36

maudchazeau

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12 novembre 2014

DU MIEL A PARIS

Je viens de découvrir que le journal LE 18E DU MOIS http://www.18dumois.info/spip/ a une page Wikipédia et que d'après Libération « Ce mensuel d'informations locales se révèle un des meilleurs journaux de quartier, sérieux, varié et complet ». 

Voilà un de mes dessins local de novembre. Un dossier "manger dans le 18ème pour moins de 10 euros" se prépare pour le mois prochain...

Miel ICI_BD

Des milliers d’abeilles dans les ruches du 18e

Plusieurs dizaines de milliers d’abeilles habitent les trois ruches installées, depuis le printemps dernier, sur les toits de l’Institut des cultures d’islam (ICI), ainsi que les deux autres ruches de l’association, rue Clignancourt.

L’association Dardard propose de reverdir, ou plutôt de redorer, la ville avec un
projet original et collaboratif : la découverte des secrets de la fabrication du miel en plein quartier de la Goutte d’Or. À l’ICI, amateurs de miel, enfants gourmands, et apprentis apiculteurs se sont rendus le 1er octobre à l’atelier pour s’imprégner des savoirs et des techniques autour de la récolte et de la mise en pot du miel. Laurent, l’un des fondateurs de l’association, précise qu’il n’est pas question de donner des cours universitaires mais bien de « sensibiliser » les habitants à la culture du miel en milieu urbain, dans la continuité des chantiers autour de l’urbanisme vert.

L’endroit parfait

On y découvre les différentes saveurs et textures du miel qui, avec le temps, se transforme et offre une grande variété de goûts à partir du fruit d’un même travail. Un miel garanti sans pesticide et sans sucre ajouté, « car la ville, à l’écart de l’agriculture intensive, est l’endroit parfait pour la culture de cette précieuse substance », nous dit Laurent.             

 

Aux plaisirs doux et sucrés en bouche, s'ajoutent bienfaits médicinaux. Olivier, spécialisé dans l'apithérapie, livre ses conseils pour se soigner avec les produits de la ruche : la gelée royale, elixir tant pour la reine des abeilles que pour la santé humaine, permet de renforcer les défenses immunitaires. La propolis, résine récupérée sur les parois des ruches, constitue un remède bactéricide contre les maux de gorge. Le miel s'utilise comme cataplasme pour son effet cicatrisant et regénérateur. Olivier se sert du pollen, mélangé à de la compote, comme complément protéinique.

 

L'idée derrière cette intrigante activité que Laurent s'amuse à nommer « happy-culture, » est de reproduire ce que font les abeilles dans la ruche à l'échelle du quartier, c'est-à-dire collaborer à la production de quelque chose de commun, dans le même esprit que les jardins potagers. Les membres de l'association ont suivi une formation d'apiculteurs avant d'enfiler leurs vareuses et de passer à la pratique, l'apiculture est avant tout pour eux un loisir qu'ils souhaitent faire partager.

 

 

Les ruches de l'association sont visibles pour qui veut se familiariser avec les savoir-faire de l'apiculture, de conseils culinaires, du spectacle fascinant de rencontre du travail des abeilles et des hommes, ou tout simplement visiter cette micro-communauté voisine et bourdonnante. Sylvain, présent à l'ICI ce mercredi, rencontre souvent l'association afin d'acquérir des savoir-faire  pour l'entretien de ses propres ruches dans le massif Central.  Bel exemple de coexistence entre nature et urbanité, Laurent présente l'endroit comme « un refuge dans ce bordel urbain ».

 

À l'ICI, c'est l'heure de goûter le produit final: Olivier, un autre membre de l'association spécialisé en apiculture, partage des rayons de miel tout juste extraits du long travail des abeilles.  Là encore, manger du miel fraichement récolté s'apprend : il faut mâcher la cire pour recueillir le miel dégoulinant. Une première récolte au milieu de l'été a donné vingt-quatre kilos de miel.  Dans les prochains jours, une seconde récolte aura lieu avant de laisser hiberner les résidentes butineuses du 18e arrondissement durant l'hiver prochain. 

Article de Marie Barthomé

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10 novembre 2014

DOLORES A AUXERRE

L'installation DOLORES contre les violences conjugales est à Auxerre. 

Dans le cadre du projet de sensibilisation à la lutte contre les violences faites aux femmes, "Dolorès" est une action artistique grand public menée par le service Quartier-jeunesse-citoyenneté, les animateurs des maisons de quartier, et soutenu par le Centre d'information des droits de la femme et des familles (CIDFF) d'après les travaux de Séverine Bourguignon et avec la mobilisation de nombreux citoyens et associations.Tout le travail effectué dans cette démarche vise également à promouvoir et développer la citoyenneté de proximité, en accompagnant les habitants à devenir relais d'information pour leurs pairs.

123 poupées représentant les 123 personnes décédées suite à des violences conjugales en 2013 en France, ont été confectionnées lors d'aletiers organisés dans les maisons de quartier d'Auxerre en octobre. Elles font maintenant l'objet d'une exposition qui poursuivra l'objectif de sensibilisation du public jusqu'au 29 novembre. DOLORES_Auxerre

Bravo tout particulièrement à Denis Prince, Françoise Pointu, Sylvie Mostaert et Karine Deroui.

http://www.auxerretv.com/content/index.php?post/2014/11/09/Une-exposition-pour-d%C3%A9noncer-les-violences-faites-aux-femmes

 

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06 novembre 2014

PORTES OUVERTES

Comme tous les ans, les ateliers d'artistes du 18e et du 9e arrondissements de Paris ouvrent leurs portes au public le temps d'un week-end. Cette année, nous vous accueillerons du vendredi 14 novembre de 18 à 21 heures ainsi que samedi 15 et dimanche 16 novembre de 11 à 20 heures.

Sophie Susplugas et Séverine Bourguignon vous attendent au 8 rue du Delta dans le 9ème, à deux pas du métro Barbès.

Vous pouvez télécharger les plans du parcours sur AFFICHE RECTO 2014 AFFICHE PLAN 2014  http://www.anversauxabbesses.fr/

Memento mori_BD

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30 octobre 2014

POUR RÊVER UN PEU

Winter is coming !

Les magnifiques paysages imaginaires de Marie-Laure Vareilles http://www.artphotomailo.com/creations/ m'ont aidés à mieux accepter l'arrivée de la nuit et du froid. Produiront-ils le même effet sur vous ?

Marie-Laure VAreilles

 

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27 octobre 2014

PACIFIQUE

Après une première "grille" "Codex du Delta" sur les civilisations Mayas, Incas, Toltèques, j'avais envisagé de continuer sur la thématique des civilisations. Voilà la seconde planche, cette fois sur l'Océanie que j'ai intitulée "Peuples du Pacifique".

J'emprunte un gros volume illustré à la bibliothèque qui me sert de point d'inspiration et je brode le motif au fur et à mesure. J'adore faire cet exercice. J'en fais un peu chaque jour, c'est une activité qui m'apaise avec résultat qui se voit vite.

Peuples du Pacifique_BD

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23 octobre 2014

PEINTURE FLAMANDE

Il y a des musées qui me semblent moins appétissants que d'autres, présentant des collections que je qualifie de plus poussièreuses et que je lis moins bien que des oeuvres modernes. Et puis il se produit parfois des petits miracles, des rencontres qui donnent envie d'aller là ou d'habitude les portes sont fermées. C'est ce qui s'est passé lors de l'exposition de Johanna Halford (http://www.johannahalford.net/) à la galerie l'Oeil du Huit.

Johanna Halford
Owls face 1, fusain et gesso sur bois, diptych, 28 x 23.5 cm

Le travail de l'artiste anglaise m'a donné envie de découvrir une oeuvre cachée dans un recoin de la bibliothèque du Musée Jacquemart André (http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/home) : Le temps coupant les ailes de l'amour du peintre Antoon Van Dyck. Gros coup de coeur! J'avais failli visiter ce musée pour l'exposition Lawrence Alma-Tameda, j'ai plusieurs fois entendu parler en bien de ce lieu pourvu d'un délicieux jardin. Cette fois, c'est décidé, j'y vais, ne serait-ce que pour dépoussièrer mon esprit des idées reçues.

le-temps-coupe-les-ailes-a-lamour---van-dyck-c-c

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20 octobre 2014

ART WAR

Vendredi 17 octobre, je me suis rendue au Salon d'Automne qui se tenait sur les Champs Elysées pour assister à la conférence qu'y donnait Antonio Manfredi. Pour mémoire, il est le directeur du musée d'art contemporain CAM près de Naples et a brûlé des œuvres de sa collection permanente pour protester contre les coupes budgétaires de l'état italien (voir mon article du 23 avril 2012 sur le blog ou chercher CAM ART WAR).

Antonio Manfredi a rappelé brièvement la situation qui l’avait amené à prendre une décision aussi radicale que celle de brûler des œuvres d’art avant de laisser place au débat. Le directeur du Salon d'Automne a aussi pris la parole à plusieurs reprises, déviant du sujet de la conférence "l'autodafé des œuvres d'art comme ultime geste créatif" pour se plaindre des baisses de subventions, du manque de reconnaissance des artistes, de la concurrence du marché financier de l'Art Contemporain… Ses propos sont fondés mais ce discours, que je qualifierai de "misérabiliste" ne va pas beaucoup aider les artistes déjà souvent perçus comme des boulets pour la société.  Dire que les artistes sont malheureux ou qu’ils manquent de moyens est une chose, trouver des solutions pour se faire entendre en est une autre. 

Rien de brillant n’est sorti de ce débat, à part les convictions de Mr Manfredi. Ce dernier a réagi à des propositions qui lui étaient soumises par des prises de paroles dans le public. L’idée d’un collectif d’artistes lui a tout simplement parue dépassée et il préférait le mouvement spontané qui s’était constitué autour de son action, rappelant que nombreux avaient été les artistes à répondre favorablement à son appel mais plus nombreux encore ceux qui avaient refusé, ne voulant pas voir la valeur marchande de leur travail partir en fumée. Il a parlé d’un art IKEA au sujet de la spéculation faite autour des stars de l’art contemporain (Martin Hirst, Jeff Koons, Wim Delvoye, Paul MacCarthy). Je crois que ce qui m’a le plus marqué, c’est le rappel qu’il a fait à la salle, remplie en grande partie par des artistes exposants sur le Salon, qu’une œuvre d’art cesse d’en être une lorsqu’elle est créée pour séduire un public ou dans le but d’être vendue.

A côté de moi durant la conférence, se trouvait Stéfanie Appel, la toute 1ère journaliste à avoir écrit un papier sur le CAM ART WAR. Elle m’a dit qu’elle aussi avait eu le choix en tant que journaliste de faire un papier "facile" sur une exposition sponsorisée par une marque de luxe ou d’imposer à son rédacteur en chef un papier sur le combat du CAM d'Antonio Manfredi. J'aurai bien aimé que quelqu'un durant cette conférence, rende hommage aux journalistes. En effet, les journalistes sont les porte-voix de bien des causes, dont celle des artistes. Le Monde a publié deux longs articles sur la CAM ART WAR depuis 2012 ou encore un formidable papier cet été sur le statut des artistes non-intermittents (voir mon blog du 5 août 2014).  

Je ne l'ai pas fait lors de cette conférence, je le fais sur ce blog. Je salue les journalistes pour leur travail d'investigation, pour leur engagement et pour leur foi dans leur métier tout aussi difficile actuellement, sinon plus, que celui des artistes. Durant le Salon d'Automne, quelqu'un a demandé: "sans art, que devient une société?", moi je demande: "sans journalistes indépendants, que devient une société?".

denis robert

Denis Roberthttp://www.galeriew.com/artistes/denis-robert
Merci à Brigitte Batcave pour le choix et la photo de l'oeuvre.

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