Lundi 12 novembre, je vous propose d'assister à la conférence-performance autour d'Ana Mendieta à 19h à la Maison de l'Amérique Latine puis de poursuivre le mardi 27 novembre à 18h30 par la visite de l'exposition au Jeu de Paume. Cerise sur le gâteau, pour ceux qui souhaitent aller plus loin, je proposerai bientôt une date d'atelier Marcher sur la queue du tigre basé sur le travail d'Ana Mendieta.

Avant d'y aller, j'avais envie de vous présenter en quelques lignes cette artiste américano-cubaine.

Née en 1948 à Cuba, elle est envoyée aux Etats-Unis avec sa soeur à l'âge de 12 ans par ses parents pour des raisons politiques. Sa mère et son frère les rejoignent 4 ans plus tard et le père passe 18 ans en prison à Cuba avant de les retrouver.

Ana Mendieta est une artiste pluridisciplinaire : performeuse, photographe, vidéaste, sculptrice et peintre. Entre rituel et performance, elle fusionne body-art et land-art, travaillant autour des 4 éléments comme la boue qui associe eau et terre mais aussi avec le sang ou le feu.

Le processus de transformation est à l'oeuvre dans sa création où le corps joue un rôle central. Ce corps va être visible ou invisible mais à la présence suggérée, sous forme de silhouettes, de traces, d'empreintes comme par exemple dans Silueta ou dans Rape scene.

Elle découvre, lors d'un voyage au Mexique en 1971, que son inspiration artistique puise sa source et ses racines dans la Santeria Cubaine, mélange de culte vaudou et de religion Yoruba (groupe éthnique d'Afrique de l'Ouest).

Son questionnement artistique sur le genre et sa mort tragique font d'elle une icône féministe. En effet, elle meurt à 36 ans d'une chute du 34e étage d'un immeuble New-Yorkais après une violente dispute avec son conjoint sur lequel, malgré son acquittement, le doute de meurtre subsiste.

A lire pour compléter l'article du Monde https://www.lemonde.fr/culture/article/2013/11/21/l-energie-universelle-d-ana-mendieta_3518290_3246.html

fridana illustration avec copyrightIllustration représentant côte à côte Ana Mendieta et Frida Khalo, deux artistes latino-américaines. 
La première et la moustache de sa performance Transplantation de poils faciaux.
La seconde reconnaissable à ses sourcils fournis.