TON AUTRE sera exposé à partir de jeudi au 1 rue Francis Picabia dans le 20e (Métro Couronnes). Je tiens la permance de 14 à 20 heures. Le vernissage a lieu ce vendredi 25 novembre à partir de 18h (mais la galerie ouvre dès 14h) et l'expo dure jusqu'au 4 décembre. Ci-joint le cartel de l'exposition avec une courte présentation de l'événement et des réalisations des 9 artistes.Cartel_BD

Ton autre pendant les PO2016 (Brigitte Batcave)Merci à Brigitte Batcave pour cette superbe photo

TON AUTRE est un manteau (veste de tailleur et jupe assemblé) tout rebrodé de dentelles, napperons, bijoux dépareillés et autres éléments de mercerie.
Hauteur 110cm / Largeur 50cm / Epaisseur : 30cm

Démarche
TON AUTRE est une création textile, un habit dans le sens étymologique de manière d'être, tenue et disposition d'esprit. TON AUTRE vient de la marque trouvée sur l’étiquette d’un tailleur promis au rebut. La veste et la jupe de ce tailleur ont servi de base à la construction d’un vêtement qui, enrichi de bouts de rien, bouts de ficelles, bijoux dépareillés, jouets usés, dentelles jaunies, devient un costume d’allure précieuse.
Ce manteau est une résurrection, une nouvelle existence des matériaux, une transformation de la matière. TON AUTRE se pose comme une seconde peau, enveloppe protectrice, fabriquée à partir des liens tissés au fil de sa conception entre l’artiste et l’ensemble des éléments qui la façonnent.

Bio
Lorsque des histoires se mélangent, une autre, plus puissante encore, peut émerger.
Plasticienne, mes créations m’enracinent. J’ai longtemps cru que mes grands-parents - paysans et taiseux - ne m’avaient légués que des silences et des questions sans réponses. Je découvre qu’ils m’ont faite héritière d’un monde oublié rempli des trésors de grenier et de fonds de tiroirs. Ils m’ont transmis, le goût des vieilles choses, le plaisir d’un temps où on remontait ses bas et sa montre ; où on attendait le ferrailleur pour lui revendre au kilo les gamelles dénichées dans le dépotoir creusé dans une crayère; où on reprisait les chaussettes au coin du poêle en attendant que la pâte à gaufre lève ; où on cousait des initiales et des motifs fleuris sur des mouchoirs et des draps rêches pour en garnir les trousseaux, où le charretier se débrouillait des bricoles de son établi pour réparer roues, tonneaux, balançoire et portes.
Il n’y a pas de nostalgie dans ma pratique de l’assemblage. Il y a de la jubilation à détourner, à montrer autrement, à redonner de la valeur. Je suis chaque fois surprise des potentialités d’un matériau dont plus personne n’attendait rien.