Il y a des musées qui me semblent moins appétissants que d'autres, présentant des collections que je qualifie de plus poussièreuses et que je lis moins bien que des oeuvres modernes. Et puis il se produit parfois des petits miracles, des rencontres qui donnent envie d'aller là ou d'habitude les portes sont fermées. C'est ce qui s'est passé lors de l'exposition de Johanna Halford (http://www.johannahalford.net/) à la galerie l'Oeil du Huit.

Johanna Halford
Owls face 1, fusain et gesso sur bois, diptych, 28 x 23.5 cm

Le travail de l'artiste anglaise m'a donné envie de découvrir une oeuvre cachée dans un recoin de la bibliothèque du Musée Jacquemart André (http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/home) : Le temps coupant les ailes de l'amour du peintre Antoon Van Dyck. Gros coup de coeur! J'avais failli visiter ce musée pour l'exposition Lawrence Alma-Tameda, j'ai plusieurs fois entendu parler en bien de ce lieu pourvu d'un délicieux jardin. Cette fois, c'est décidé, j'y vais, ne serait-ce que pour dépoussièrer mon esprit des idées reçues.

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