Le magazine LE 18EME DU MOIS d'avril sort en kiosque (http://www.18dumois.info/spip/). SILVESTRE a illustré l'article électoral.
J'ai pour ma part contribué à l'illustration de deux articles dont celui d'Annie Katz : 
Entretien des immeubles Batigère : quelle clause sociale ?

La rationnelle_BD

Clair et Net, entreprise d’insertion de la Goutte d’Or qui assurait l’entretien de deux immeubles du bailleur social Batigère, a été remplacée par La Rationnelle, importante société de nettoyage, à l’issue d’un appel d’offres.

Tout est donc normal, semble-t-il ? Avant de conclure, petit flash back.

Batigère avait demandé à Clair et Net (de gré à gré) de prendre en charge l’entretien des immeubles livrés neufs, en novembre 2010, aux 16-18  et 40 rue Myrha.

Choisie par l’intermédiaire de l’équipe de développement local, pour sa vocation d’insertion, l’entreprise avait été laissée assez libre pour les prestations fournies sur devis « comme avec une copropriété classique » précise Laurent Gomis, directeur de Clair et Net, « d’ailleurs, au bout d’un certain temps, j’ai cessé de réclamer le contrat ! ».

Puisqu’il ne s’agissait pas d’un marché au sens strict, aucune date d’échéance n’avait été fixée.

L’association a été prévenue du lancement d’un appel d’offres mais n’a pas pu postuler, chaque marché représentant à peu près le quart de Paris !

Le directeur a rencontré Batigère deux fois pour proposer qu’on « allotisse » les immeubles concernés pour les enlever du marché global et insérer une clause sociale (embauche en insertion), comme Paris Habitat procède fréquemment.

Batigère était d’accord et proposait même d’ajouter un ou deux immeubles, devant la qualité du travail fourni mais n’a pas donné suite.

Certes, comme le souligne Isabelle Chollet, responsable des marchés, le système de l’allotissement est très compliqué à Paris et Batigère a choisi l’appel d’offres global sur l’ensemble du parc parisien pour plus d’homogénéité et pour faire baisser les charges.

Mais qu’est devenue la clause sociale ? M. Bedjoujou, chargé de la communication affirme que Batigère souhaite favoriser les entreprises d’insertion et qu’une telle clause existe dans le marché… mais elle n’a pas encore été mise en œuvre !

Laurent Gomis ne se souvient pas d’avoir lu une telle clause dans l’appel d’offres et insiste sur son contenu, le plus souvent a minima : simple obligation de réserver un certain nombre d’heures à des personnes inscrites à Pôle emploi. Alors qu’avec Paris Habitat par exemple, la clause sociale prévoit l’embauche d’habitants du quartier rencontrant des difficultés d’insertion, l’obligation de leur fournir une formation professionnelle et de rendre compte deux fois par an des résultats.

A propos du coût, il précise que Clair et Net pratique les prix du marché et propose un entretien régulier avec un passage chaque jour sur les sites, une bonne connaissance des lieux et des habitants. Un réel service de proximité, très efficace en cas de problèmes.

Pour des économies (éventuelles !), quel retour pour les locataires et le travail dans le quartier ?