Le quartier de la Goutte d’Or a mauvaise réputation, et lorsqu'a fleuri un tag « BOBOLAND BURN » dès la 1ère nuit sur la fresque que je venais de commencer, j’ai moi-même pensé que c’était bien fastidieux de vivre là.

La 2nd nuit, un 2ème graffiti plus appuyé est venir se rajouter « BOBO DIE BOBO ». J’ai décidé qu’il y en avait assez des petites incivilités et j’ai décidé que la menace et la dégradation valaient un dépôt de plainte.

Après bien des rebondissements, et grâce à l’aide précieuse des associations et des habitants que j’ai assidûment (et très agréablement) fréquenté ces derniers jours en travaillant dans la rue, nous avons fini par démasquer le coupable. Il s’est fait prendre en flagrant délit de vandalisme. A 23h30, il était en train d’écrire « DUBO DUBOBO DUBONOBO » sur le portail de l’atelier cette fois.

Contrairement à ce que tout le monde aurait pu pensé, ce n’est pas de la délinquance juvénile mais de la délinquance sénile. Ce ne sont pas les jeunes du quartier mais un homme de race blanche approchant les 70 ans, pouvent socialement être lui-même considéré comme bobo (bourgeois bohème), qui est l’auteur de ces graffitis. Attention aux préjugés !

Qui l’eût cru ? Les seniors attaquent !!!